mercredi 20 avril 2016

Notre note d'intention

L’absence


Pour ce sujet, nous envisageons de représenter l’absence de fin, de modèle, mais aussi de décors. Pour ce faire, nous souhaitons nous procurer un appareil photo d’époque (sur trépied), que nous placerons en face d’un miroir sur lequel sera écrit le mot “absence”. Derrière l’appareil photo, nous comptons installer un second miroir afin que le mot “absence” se répète presque à l’infini dans les reflets des deux miroirs. Par conséquent, le lieu où nous prendrons cette photo n’a que très peu d’importance étant donné que l’environnement sera totalement absent de notre production, mais à priori, nous choisirons plutôt de réaliser cette photographie en intérieur, afin de pouvoir gérer au mieux la lumière.


Certaines références auxquelles nous avons pensé ont grandement influencé notre choix de production. Notamment, le film Memento de Christopher Nolan, dont le personnage principal n’a pas de mémoire à court terme et est donc contraint d’utiliser (entre autres) la photographie polaroïd afin de se rappeler des éléments qui l’aideront dans sa quête de vengeance. Le film se déroule “à l’envers”, en effet, les scènes que nous voyons au début du film se déroulent en fait à la fin de l’histoire, ce qui nourrit encore un peu plus notre propos sur l’absence, étant donné qu’il y a ici absence d’ordre temporel (logique) dans les scènes. Ce sujet nous a également fait penser à Mr Nobody, un film de Jaco Van Dormael, dont la thématique tourne autour du choix, et de l’absence de prise de décision (“Tant qu’on ne choisit pas, tout reste possible”), ou encore à “Huis Clos” de Sartre, pièce dans laquelle les personnages sont enfermés et subissent donc l’absence de liberté, d’échappatoire, et sont obligés de se supporter les uns les autres pour toujours (“L’enfer, c’est les autres”). L’absence de liberté et d’occupation, la dépendance sont les thèmes principaux de “Fin de partie” de Samuel Beckett, des thématiques qui nous ont inspiré dans l’idée de notre production finale. Par ailleurs, nous nous sommes aussi intéressés au travail du plasticien Yves Klein, qui a réalisé une série de photographies sur le vide. Encore une fois, l’absence est au centre de ses productions, que ce soit pour “Le saut dans le vide” ou sa série de photographies de pièces vides ; et également au travail de Jean-Louis Seux, “Autoportrait de l’absent”, dont le travail repose sur le paradoxe entre présence et absence. Cette production raconte sa recherche d’un grand-père décédé trop tôt et qu’il n’a donc jamais connu.


Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire