L’absence
Pour ce sujet,
nous envisageons de représenter l’absence de fin, de modèle, mais aussi de
décors. Pour ce faire, nous souhaitons nous procurer un appareil photo d’époque
(sur trépied), que nous placerons en face d’un miroir sur lequel sera écrit le
mot “absence”. Derrière l’appareil photo, nous comptons installer un second
miroir afin que le mot “absence” se répète presque à l’infini dans les reflets
des deux miroirs. Par conséquent, le lieu où nous prendrons cette photo n’a que
très peu d’importance étant donné que l’environnement sera totalement absent de
notre production, mais à priori, nous choisirons plutôt de réaliser cette
photographie en intérieur, afin de pouvoir gérer au mieux la lumière.
Certaines
références auxquelles nous avons pensé ont grandement influencé notre choix de
production. Notamment, le film Memento de Christopher Nolan, dont le personnage
principal n’a pas de mémoire à court terme et est donc contraint d’utiliser
(entre autres) la photographie polaroïd afin de se rappeler des éléments qui
l’aideront dans sa quête de vengeance. Le film se déroule “à l’envers”, en
effet, les scènes que nous voyons au début du film se déroulent en fait à la
fin de l’histoire, ce qui nourrit encore un peu plus notre propos sur
l’absence, étant donné qu’il y a ici absence d’ordre temporel (logique) dans
les scènes. Ce sujet nous a également fait penser à Mr Nobody, un film de Jaco
Van Dormael, dont la thématique tourne autour du choix, et de l’absence de
prise de décision (“Tant qu’on ne choisit pas, tout reste possible”), ou encore
à “Huis Clos” de Sartre, pièce dans laquelle les personnages sont enfermés et
subissent donc l’absence de liberté, d’échappatoire, et sont obligés de se
supporter les uns les autres pour toujours (“L’enfer, c’est les autres”). L’absence
de liberté et d’occupation, la dépendance sont les thèmes principaux de “Fin de
partie” de Samuel Beckett, des thématiques qui nous ont inspiré dans l’idée de
notre production finale. Par ailleurs, nous nous sommes aussi intéressés au
travail du plasticien Yves Klein, qui a réalisé une série de photographies sur
le vide. Encore une fois, l’absence est au centre de ses productions, que ce
soit pour “Le saut dans le vide” ou sa série de photographies de pièces vides ;
et également au travail de Jean-Louis Seux, “Autoportrait de l’absent”, dont le
travail repose sur le paradoxe entre présence et absence. Cette production
raconte sa recherche d’un grand-père décédé trop tôt et qu’il n’a donc jamais
connu.
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